J'ai redécouvert le noir et blanc avec une simple pellicule
- thibo périat
- 12 juil.
- 2 min de lecture
Il y a des essais dont on attend peu. Et puis il y a ceux qui vous donnent envie de recharger immédiatement une nouvelle pellicule.
Ces dernières semaines, j'ai décidé de tester l'Ilford XP2 Super dans un Leica Mini Zoom. Un compact des années 90, loin des appareils mythiques que l'on associe habituellement à la photographie argentique. L'idée était simple : voir ce que cette pellicule avait réellement dans le ventre, sans l'aide d'un matériel d'exception.
Le verdict est sans appel.

L'Ilford XP2 Super est probablement l'une des plus belles surprises que j'ai eues ces derniers mois.
J'ai volontairement emmené cette combinaison dans des situations très différentes : en plein soleil, sous un ciel couvert, dans des rues aux contrastes marqués, à l'intérieur de bâtiments, en fin de journée ou encore dans des ambiances plus difficiles où la lumière devenait rare. À chaque fois, la pellicule a répondu avec une constance étonnante.
Ce qui frappe immédiatement, c'est sa latitude d'exposition. Même lorsque l'exposition n'est pas parfaite, l'image conserve énormément d'informations. Les hautes lumières restent douces, les ombres gardent de la matière et le contraste ne devient jamais agressif.
Le grain est particulièrement fin pour une pellicule de 400 ISO. Suffisamment discret pour laisser respirer les détails, mais présent juste ce qu'il faut pour rappeler que l'on photographie sur film. On obtient un noir et blanc élégant, riche et très nuancé.
Le Leica Mini Zoom apporte lui aussi sa pierre à l'édifice. Souvent sous-estimé, ce petit compact produit des images étonnamment piquées. Associé à la XP2, il devient un appareil que l'on peut emporter partout sans jamais avoir l'impression de sacrifier la qualité.
Ce qui m'a également séduit, c'est la polyvalence de cette pellicule. Elle fonctionne aussi bien pour la street photography que pour le portrait, l'architecture ou le reportage. Elle ne cherche pas à produire un noir et blanc spectaculaire. Elle restitue simplement la scène avec beaucoup de naturel et une très belle richesse de gris.
Un autre avantage non négligeable est son procédé C-41. Contrairement à la plupart des films noir et blanc traditionnels, l'XP2 peut être développée dans quasiment tous les laboratoires qui traitent les pellicules couleur. Cela simplifie énormément son utilisation et la rend particulièrement accessible, même pour ceux qui découvrent l'argentique.
Au final, cette expérience m'a rappelé une chose essentielle : une belle photographie ne dépend pas uniquement du boîtier. Une excellente pellicule, bien associée à un appareil modeste, peut produire des images qui dépassent largement les attentes.
L'Ilford XP2 Super rejoint désormais les films que je garderai en permanence dans mon sac photo. Elle offre un équilibre rare entre facilité d'utilisation, qualité technique et rendu esthétique. Une pellicule qui donne envie de photographier encore et encore.
Certaines pellicules marquent par leur caractère. D'autres par leur polyvalence. L'Ilford XP2 Super réussit, à mes yeux, à réunir les deux.
(Article non-sponsorisé)
















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